Une expérience inoubliable pour l’équipe nationale de France !
Crédit photo: www.Richtrick.cz
(Version audio de l’entrevue complète à la fin de l’article)
À chaque championnat du monde, de belles histoires s’écrivent dans les mémoires de tous. Cette année lors du championnat du monde de WBDHF (World Ball and Dek Hockey Federation) c’est l’équipe nationale de France et des Émirats arabes unis qui ont vécu des moments extraordinaires pour le développement de leur programme de Dek Hockey. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec le gardien français, Jean-Étienne Broquet pour parler d’une rencontre qui restera gravée dans la mémoire de plusieurs joueurs français. Nous nous sommes également entretenus avec Cédric Paré d’équipe Québec.
Lors de la rencontre de la septième position, après une défaite contre la puissante équipe Québec, les Français avaient qu’une seule heure de repos avant de disputer leur dernier duel face aux Émirats arabes unis. Ils ont eu la chance d’avoir trois joueurs d’équipe Québec comme entraîneurs le temps de cette rencontre; Xavier Pouliot, Cédric Paré et Philipe Giroux. Après la rencontre lors de notre live sur le retour de la journée au Championnat du monde, Cédric Paré, Assitant-Capitaine d’équipe Québec, nous a parlé de cette expérience hors du commun; » C’était drôle, on a vu qu’il n’y avait pas d’entraîneur derrière le banc et Pouliot (Xavier) nous a dit : »on va tu les coacher ? » Nous avons dit oui sans hésitation et les gars étaient super contents qu’on soit là. » souligne le joueur de centre lévisien. » À la fin quand on a sorti le gardien ils ne savaient pas trop qu’est-ce qu’on faisait et on leur a expliqué l’une de nos stratégies, les Français ont tous dit on va les écouter, les Québécois savent ce qu’ils font. » Ajoute sur un ton ricaneur Paré.

Pour Paré, une chose a été frappante au banc des Français et c’est lorsqu’ils se faisaient marquer ils n’étaient pas furieux, ils se répétaient une chose; » Il n’y a rien là les gars, on continue » souligne le numéro 19 du Pro Style Lettrage de Lévis. Toujours selon les dires de paré, l’équipe nationale de France était super contente d’avoir eu la chance de les côtoyer et d’avoir affronté la première puissance mondiale de dek hockey trois contre trois le Québec; » Ils nous ont dit qu’on leur avait fait vivre une magnifique expérience, de jouer contre nous et d’avoir été coaché par nous. »
La France et le dek hockey une histoire qui ne fait que commencer.

Quelques jours à la suite du Championnat du monde à Hodonin, La Table du Hockey s’est entretenue avec Jean-Étienne Broquet l’un des deux gardiens de l’équipe française. Le dek hockey étant un sport pas très pratiqué en France, La Table du Hockey s’est questionnée de où partait cet amour pour ce sport ? Le gardien a bien voulu nous répondre; » L’élément créateur c’est en 2018 avant Bratislava (endroit où se jouait le Championnat du monde en 2018), nous avons reçu un mail. Je jouais au paravant au roller-hockey avec une équipe qui s’appelle le Cerf du chablais à Thonon en Haute-Savoie et c’est un mail qui était retransmis à cette équipe par une équipe de Ligue Magnus (meilleure ligue de hockey sur glace en France) qui eux avaient décliné l’invitation de la WBDHF, mais en nous donnant la chance de prendre leur place. Donc nous lorsque nous avons vu cette chance ça na pas pris cinq secondes avant qu’on se dise on y va. Le plus drôle c’est que nous avons d’abord dit oui et ensuite nous avons regardé quels étaient les règlements » dit à la blague M.Broquet. Il termine en disant qu’il croit que le hockey balle (dek hockey) a tout pour être populaire, car c’est un sport rapide spectaculaire et qui donne la chance aux fans de hockey de jouer sans avoir besoin de savoir patiner. « Si j’avais à choisir entre le Roller hockey et le hockey balle, je ne ferais que du hockey balle » Jean-Étienne Broquet.
Étant l’équipe récipiendaire du trophée du meilleur esprit d’équipe du tournoi, l’équipe nationale de France tentait toujours d’améliorer leurs jeux; » Nous avons enchaîné les défaites, mais nous gardions toujours le positif, à chaque matchs on comprenait des nouvelles choses et on appliquait ce qu’on voyait. […] on donnait tout ce qu’on avait sur le terrain. » Informe le gardien de but français. Il ne faut pas oublier que l’équipe française est principalement composée de joueurs de roller-hockey, certains joueurs de leur équipe ont été surpris de l’intensité de ce sport pour eux; » Ils ont tous été surpris principalement par la dureté du jeu car, il y a du contact dans ce sport, tout le monde vient du roller-hockey et là il n’y a pas de contact […] Je crois qu’ils ne s’imaginaient pas la vitesse du jeu. » – Jean-Étienne Broquet, gardien d’équipe de France. Toujours selon notre invité, la maîtrise de la balle est quelque chose de difficile au premier abord contrairement à une rondelle.
Comme dit plus haut, le fait d’arriver d’un sport différent fait en sorte que les Français n’ont pas eu beaucoup de pratique de dek hockey avant le Championnat du monde. Mais M.Broquet par sa détermination a tout de même réussi à trouver le temps et l’endroit pour pouvoir pratiquer avec sa formation; « J’avais quelques balles chez moi après les deux autres championnats du monde que j’avais fait par le passé et une petite municipalité pas loin d’ici (Montpelier) nous ont mit à disposition une salle les samedis soirs donc nous avons pu faire que quatre entraînements tous ensemble. » Informe le gardien français. Toujours selon le cerbère français, le fait d’avoir simplement joué des rencontres intraéquipe n’a pas aidé son équipe; » […] on se rend compte que nous apprenons beaucoup lorsque nous jouons contre des gars qui savent bien jouer. Parce que nous on joue les uns contre les autres avec les défauts que nous avons. »
L’amour France-Québec !

Lors de ce championnat du monde, les Français ont encore renoué avec leurs cousins québécois. Que ce soit sur ou à l’extérieur de la surface, les deux équipes se sont soudées Jean-Étienne Broquet a bien voulu revenir sur cette chimie qui s’est installée. » Pour nous à chaque fois que nous jouons contre le Québec ça l’a une saveur bien différente, premièrement on joue contre la meilleure équipe au monde et deuxièmement on joue contre nos cousins. Comme j’ai dit à Steve Proulx (capitaine de l’Assurancia de Joliette), il y a une histoire d’amour entre la France et le Québec. Admettons que nous aurions joué contre la Tchéquie ça n’aurait pas eu la même saveur, nous voulons notre France-Québec à chaque tournoi. » – Jean-Étienne Broquet.
Broquet raconte que la veille de la rencontre les deux équipes s’étaient rencontrées et qu’ils avaient lancé ceci; » De toute façon à la fin nous faisons qu’une ligne, bras dessus, bras dessous. Déjà ça c’était chouette, mais en plus qu’ils fassent jouer la Marseillaise plutôt que l’hymne du Québec c’était très sympa de leur part. ».

Lors de la rencontre face à équipe Québec, les Français ont marqué un seul but et la réaction du banc d’équipe Québec valait tout l’or du monde. » Aux finales ce qui est chouette c’est que c’était une réaction qui n’était pas calculée, c’était une réaction naturelle, ils ont bondi comme si c’était un joli but de leur équipe. ». Le gardien français a ajouté qu’ils avaient bien senti que les Québécois avaient levé le pied face à eux; » Par contre on aurait bien aimé qu’ils jouent à fond pour voir vraiment ce que ça donnait et pour se dire, on a joué le Québec à fond. » Le français ajoute qu’il a trouvé phénoménale la réaction au banc lorsque le numéro sept Brice Belfiore a marqué.
» On joue contre des monuments, c’est spécial pour une équipe qui part de rien comme nous […] C’est ça qui est génial dans ce genre d’événement, lorsque nous embarquons on est tous les mêmes à la base et après faut juste regarder et apprendre. »
Revenant sur leur dernière rencontre face au Émirats Arabes Unis, c’est évidemment un match que l’équipe nationale de France va se souvenir longtemps. Voici ce que le numéro 42 avait à dire concernant les entraîneurs d’un match; » Ils nous ont bien précisé qu’il ne fallait pas lâcher le bonhomme et de lancer plus souvent vers la cage, parce que si on ne lance pas on ne marquera pas. La fin du match était géniale, ils ont sortie le gardien pour jouer avec un joueur de plus et je me suis dit enfin c’est du coaching, on touchait au niveau coaching et puis on a fait une petite remontée […] puis lorsque Cédric, Xavier et Philipe nous ont pris sous leurs ailes en nous donnant des conseils et puis on voyait que nous on les écoutait comme des gamins qui écoutent leur coach, c’était complètement fou et eux avaient le sourire jusqu’aux oreilles de nous donner des conseils. Je n’ai pas d’autre mots que merci les gars. » dit avec un ton remplis de fierté le cerbères français.

En terminant notre entrevue, La Table du Hockey a demandé à celui qui s’occupe de l’équipe de France si ce serait une possibilité de voir les français à Mont-Tremblant l’an prochain pour le prochain championnat du monde et ils nous ont dit que l’intérêt de l’équipe entière est belle et bien présente, mais qu’ils vont devoir trouver des commanditaires pour leur permettre de voyager jusqu’au Québec de faire partie du tournoi. Nous lançons donc une bouteille à la mer , si une compagnie aimerait supporter financièrement l’équipe nationale de France en leur écrivant sur leur page Facebook.
La Table du Hockey aimerait remercier Jean-Étienne Broquet pour son temps qu’il nous a accordé et nous lui souhaitons de pouvoir developper ce magnifique sport, le dek hockey/hockey balle.
« Si tu gagnes et qu’il n’y a pas d’esprit d’équipe ça ne sert à rien » – Jean-Étienne Broquet, gardien d’équipe de France.
Un texte de Jean-Michaël Fortin.
Entrevue complète 👇
